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La police en images

La rubrique Blue Snaps illustre en photos tous les aspects du quotidien de la police. A raison de deux pages par numéro, nous ne parvenons jamais à présenter toutes les images dont nous disposons. C'est pourquoi vous pouvez consulter une sélection plus élaborée d'images ci-dessous.

Blue Snaps 2023/03 | Blue Snaps 2022/06

Les Centres de crise provinciaux d'Anvers

Les Centres de crise provinciaux d'Anvers

Le plan provincial général d'urgence et d'intervention (PGUI) d’Anvers prévoit plusieurs endroits potentiels pour faire office de Centres de crise provinciaux (un par zone de secours). L’un de ces Centres de crise est situé dans le bâtiment de l’AMCA, dans la ville d’Anvers. Il abrite également le service planification d’urgence du gouverneur d’Anvers. Ce bâtiment dispose d’un vaste garage souterrain et est accessible 24h/24 et 7j/7.

Fin 2019, ce Centre de crise provincial a fait l’objet d’une rénovation majeure : la salle de crise centrale a été agrandie (en fusionnant deux locaux) et cinq cellules de travail ont été installées.

La salle de crise centrale est aménagée sobrement afin de limiter les distractions éventuelles. La disposition des tables dans cet espace est adaptable, ce qui permet de passer facilement de la configuration « réunion traditionnelle » (long rectangle) à la configuration « crise » (table centrale et deuxième rangée). Afin d’en assurer le fonctionnement à tout moment, cette salle est reliée au groupe électrogène de secours du bâtiment.

La salle de crise centrale est équipée comme suit :

  • un système de microphone sans fil avec des haut-parleurs. Cela permet à la deuxième rangée de la salle d’entendre ce qui se dit à la table centrale ;
  • les équipements nécessaires pour les moments de concertation hybride. Ainsi, l’on peut suivre la concertation dans la salle de crise depuis les cellules de travail ;
  • plusieurs écrans et tableaux blancs, afin d’optimiser et de maintenir l’imagerie ;
  • trois réseaux internet : un réseau interne, un réseau Wi-Fi via Telenet et un réseau Wi-Fi /fixe via Proximus (ce dernier étant également connecté au groupe électrogène de secours).

Cinq cellules de travail pour les disciplines et les experts externes se trouvent à proximité immédiate de la salle de crise centrale. Chaque cellule de travail est actuellement équipée d’une caméra, d’un microphone et d’un grand écran. Cela permet de suivre les réunions dans la salle de crise centrale depuis ces cellules de travail et de se connecter avec des cellules de travail d’autres lieux par des moyens hybrides.

En 2023, nous continuerons à optimiser ce Centre de crise provincial, notamment en créant une cellule de travail distincte pour la D5. Un Centre de crise provincial n’est jamais « achevé » : chaque situation de crise nous enseigne comment équiper encore mieux nos infrastructures.

Le Centre de crise régional bruxellois

Le Centre de crise régional bruxellois

Construit à partir de 2018 et inauguré le 29 septembre 2020, le Centre de crise régional – Regionaal crisiscentrum (RCCR) a été conçu afin de permettre une gestion simultanée et intégrée par les différents opérateurs de la sécurité en Région de Bruxelles-Capitale :

  • à l’occasion de l’encadrement d’événements planifiés (manifestations annoncées, événements sportifs ou culturels, …) ;
  • lors de situations d’urgence inopinées de moyenne et de grande ampleur.

Entre le 1er janvier 2023 et le 31 mai 2023, nous pouvons dénombrer 58 activations du RCCR dont 37 occupations sur demande de partenaires. L’une d’entre-elles a été demandée pour la gestion d’un incident majeur inopiné.

La moitié de ces activations du Centre de crise ont eu lieu afin d’encadrer un événement à risque (pour l’ordre public et/ou la sécurité civile) nécessitant une coordination opérationnelle mono- ou multidisciplinaire.

Symbole de la gestion sécuritaire en Région de Bruxelles-Capitale, l’autre moitié des activations du RCCR relève autant de visites officielles de diverses délégations belges et internationales que de réunions officielles nécessitant un cadre de référence.

A la fin de l’année 2022, une procédure a été communiquée aux partenaires concernés afin d’uniformiser et standardiser le cadre d’une demande d’activation du RCCR de manière à optimiser les mesures de sécurité encadrant les lieux tout en assurant l’efficacité du dispositif. L’un des objectifs fondamentaux de la procédure est de fluidifier, optimiser et accélérer l’instauration d’un dispositif de suivi et d’une coordination opérationnelle et/ou stratégique en cas de situation d’urgence.

Le RCCR bruxellois en quelques chiffres :

  • 11 salles de réunion avec écrans, dont deux équipées pour la visioconférence et une dédiée au CC-PROV ;
  • 1 salle centrale : la « Crisis control room » avec 3 zones ;
  • une table stratégique électrique opérationnelle : table d'une capacité de 32 personnes avec 16 écrans et système micro audio intégré ;
  • 3 murs d'images dans la « Crisis control room »: premier mur de 16 écrans, deuxième mur de 12 écrans et dernier mur de 10 écrans, soit près de 48 millions de pixels ;
  • une zone équipée de 18 clean desks : postes de travail équipés d'écrans de 43 pouces full HD et d’une tablette tactile avec un système de radio et téléphonie intégré ;
  • 600 méga de bande passante ;
  • 55 racks de 42 unités chacun dans le data center safe.brussels ;
  • 100 : nombre de personnes que le Centre de crise régional peut accueillir.

Le Centre de crise provincial du Hainaut

Le Centre de crise provincial du Hainaut

C'est en 2012 qu'il a été décidé de d'installer un nouveau Centre de crise. L'ancien était obsolète, ne permettait pas de le faire évoluer technologiquement et était devenu trop petit. Le nouveau Centre de crise permettait de facilement rassembler les acteurs de la discipline. Un local spécifique a aussi été prévu pour l'équipe de communication. Le Centre de crise a été équipé avec un rétroprojecteur, des connections internet et une dizaine de lignes téléphoniques afin que chaque discipline de l'urgence puisse disposer de la sienne. Une vidéoconférence connectée au Centre de crise national ainsi qu'aux Centres de crise provinciaux a aussi été installée.

Ce Centre de crise a été élaboré en collaboration avec l'institution provinciale. Il a été pensé comme un lieu pour rassembler la cellule stratégique lors d'une crise, mais aussi comme un outil de communication interne et externe.

Ce Centre de crise doit aussi servir de lieu de réunion et d'accueil dans le cadre des missions protocolaires du gouverneur.

Le Centre de crise a été équipé de nouvelles technologies au fur et à mesure de leur apparition. Particulièrement en ce qui concerne les moyens de communication et de vidéoconférence via internet. La crise Covid a évidemment accéléré ce processus.

S'il continue d'être renforcé et amélioré, une réflexion est en cours afin de le rendre plus efficient lors de la gestion de crise. Notamment en mettant à la disposition des disciplines des locaux à proximité, afin qu'elles puissent communiquer plus facilement.

L'histoire du Centre de crise provincial du Limbourg

L'histoire du Centre de crise provincial du Limbourg

Le service planification d’urgence et gestion de crise du gouverneur de la Province du Limbourg a fait du chemin.

Jusqu’en 2013, l’ancienne caserne de pompiers de Hasselt abritait le Centre de crise provincial du Limbourg (CCP). Une salle polyvalente de la caserne des pompiers pourrait être transformée en CCP. Notre matériel nécessaire se trouvait dans des valises rangées dans les armoires de cette salle. Pour rendre le Centre de crise opérationnel, il suffisait de défaire les valises et de brancher le matériel.

En 2015, lorsque les plans de construction d’une nouvelle caserne de pompiers pour la Zone de secours du sud-ouest du Limbourg se sont concrétisés, le CCP a été installé dans les bâtiments de la Maison provinciale d’Hasselt. Le lieu de réunion s’est rapidement avéré trop étroit pour offrir des conditions de travail confortables et conviviales à l’équipe pluridisciplinaire. Cela demandait un support technique trop important. De plus, il n'y avait pas de back-office à proprement parler.

En raison d’un remaniement des services provinciaux, l’espace actuel de la Maison provinciale s’est libéré en 2018 et s’est révélé être un lieu parfaitement adapté. 

La salle de réunion actuelle du Centre de crise est suffisamment spacieuse et dispose de tous les équipements technologiques, tels que des écrans vidéo contrôlables individuellement, des systèmes de vidéoconférence multiples, des équipements de télécommunication (REGETEL, ASTRID), ...

L’espace est également isolé du monde extérieur, ce qui empêche les personnes non-autorisées d’écouter ce qui se passe dans le Centre de crise. La Maison provinciale est facilement accessible, avec un concierge disponible 24h/24 et 7j/7. Le Centre de crise et les back-offices sont également reliés à un groupe électrogène de secours, de sorte que les réunions peuvent avoir lieu même en cas de panne de courant.

Autre avantage : les bureaux du service planification d’urgence et gestion de crise se trouvent juste à côté du Centre de crise. Ces espaces de bureaux ont été aménagés pour servir de back-office aux disciplines en cas de crise. Lors des inondations de l'été 2021, par exemple, la D2 a utilisé ces espaces pour diriger les activités du Réseau PIPS.

Aujourd'hui, il faut surtout maintenir le CCP à jour sur le plan technique. Et opérer les ajustements nécessaires. Parmi les projets pour 2023, il y a l'intégration de plusieurs écrans autonomes pour créer un grand mur vidéo.

Le nouveau Centre de crise de Vottem (Liège)

Le nouveau Centre de crise de Vottem (Liège)

Le nouveau Centre de crise du gouverneur de la Province de Liège est installé depuis peu dans le complexe de la Police fédérale, situé à Vottem (Herstal). Il se trouve dans le même bâtiment que la Centrale d’urgence 112 et que le CIC (Centre d’information et de communication).

Son déménagement à cet endroit a été guidé par la proximité de ces deux centrales d’appel, permettant un bon échange d’informations en cas de gestion de crise, une proximité du personnel des différents services facilitant cet échange, ainsi qu’une économie de structure (que ce soit en situation de crise ou non).

Une partie des services fédéraux du gouverneur de la Province de Liège (Service sécurité publique et Cellule éducation et prévention) est installée dans ces nouveaux locaux et y travaille au quotidien depuis ce 2 janvier 2023.

La présence des agents permet l’utilisation au quotidien d’outils qui se doivent d’être opérationnels en cas de crise (photocopieuse, petit matériel, système de vidéoconférence, …), ainsi que l’occupation de locaux qui ne servent dans ce cas pas uniquement lors d’un exercice ou lorsqu’une phase provinciale est déclenchée. Cette nouvelle implantation consiste ainsi en un Centre de crise moderne, professionnel, équipé de manière adéquate à la gestion de crise. Il tient compte d’une étude réalisée au niveau du NCCN (Centre de crise national) dans le cadre de l’équipement des Centres de crise provinciaux.

A noter encore que l’opérationnalisation du nouveau Centre de crise de Vottem est effective depuis l’exercice Seveso dénommé Tensachex du 31 mars 2022. Il devient donc l’infrastructure utilisée par défaut lors du déclenchement d’une phase provinciale.

En savoir davantage sur la gestion de crise dans la province de Liège

Le Centre de crise de la Province de Luxembourg

Le Centre de crise de la Province de Luxembourg

Le Centre de crise de la Province de Luxembourg est situé à Libramont dans les anciens locaux de la Protection civile repris en 2018 par la Zone de secours Luxembourg qui y a installé son commandement opérationnel. L’un des étages accueille nos salles de réunions qui peuvent être mises à disposition de la Zone en cas de situation nécessitant une montée en puissance de la D1.

L’organisation du Centre de crise tient compte des expériences du passé. Ainsi, nous disposons d’un accueil/secrétariat (afin de gérer les flux entrants et sortants), d’une salle de repos et d’un réfectoire, de trois bureaux individuels et de deux salles spacieuses (l’une servant de salle de coordination, l’autre pour le back office des disciplines).

Le Centre de crise « provincial » de Namur

Le Centre de crise "provincial" de Namur

Inauguré en 1994, le Centre de crise « provincial » de Namur est situé dans les sous-sols du Palais du gouverneur. Sa structure, dite « en nid d’abeille » – où chaque discipline dispose d’un local propre autour d’une grande salle de réunion – est particulièrement bien adaptée à la gestion d’une crise.

Pour le garder mobilisable 24h/24 et en toutes circonstances, son équipement a sans cesse été renouvelé et amélioré. L’objectif de ceux qui le gèrent : suivre les avancées technologiques en s’assurant de disposer de modes « alternatifs » de fonctionnement.

Ce Centre est donc notamment équipé d’un groupe électrogène, d’un système de filtration de l’air, de plusieurs systèmes de télécommunication (téléphonie classique, ASTRID et REGETEL), de cartographie « digitale », mais aussi de cartes « papier ».

Les procédures liées à son utilisation sont, elles-aussi, régulièrement mises à jour, testées et améliorées. Depuis 2010, ce Centre de crise est d’ailleurs certifié ISO, gage du respect de critères de qualité et d’efficacité.

Le Centre de crise de Flandre orientale

Le Centre de crise de Flandre orientale

Le Centre de crise de Flandre orientale est hébergé depuis 2008 dans la Maison fédérale du gouverneur de Flandre orientale, à savoir sur le Kalandeberg, dans la capitale provinciale de Gand. Grâce à la présence du concierge, le Centre de crise est accessible à toute heure du jour ou de la nuit. Le principe de la taille unique garantit une flexibilité maximale pour organiser des réunions : les tables, les chaises, les tableaux blancs et les écrans peuvent être déplacés rapidement et facilement.

Avec l'entrée en fonction d'un nouveau gouverneur en 2020, le Centre de crise provincial est entré dans une nouvelle ère numérique. Des investissements ont été réalisés dans des écrans mobiles et un système audio et de caméra pour organiser des conférences hybrides professionnelles nécessitant une intervention minimale de l'utilisateur. Un mur vidéo viendra compléter cette numérisation.

Le Centre de crise et les back-offices restent également opérationnels en cas de panne ou d'interruption de l'électricité et/ou de l'internet. Des téléphones connectés au réseau REGETEL (le système de communication alternatif du gouvernement fédéral), un système de sauvegarde Internet et un groupe électrogène de secours ont en effet été prévus.

Le Centre de crise du Brabant flamand

Le Centre de crise du Brabant flamand

Le Centre de crise du gouverneur du Brabant flamand en est à son troisième emplacement. À l'origine, il était situé dans la caserne des pompiers de Louvain, mais après la construction de la Maison provinciale (également à Louvain), il a déménagé dans ce nouveau bâtiment avec le Service fédéral planification d'urgence. Le deuxième étage de la Maison provinciale a été le siège permanent du Centre de crise pendant de nombreuses années.

Mais un Centre de crise plus grand s'imposait. C'est pourquoi une nouvelle salle a récemment été aménagée au premier étage, offrant suffisamment d'espace pour tous les acteurs en cas d'urgence. Les travaux d'extension de l'infrastructure audiovisuelle sont en cours. À suivre…

Le Centre de crise provincial de Flandre occidentale : Kamgebouw à Bruges

Le Centre de crise provincial de Flandre occidentale : Kamgebouw à Bruges

Le Centre de crise de Flandre occidentale est situé dans le Kamgebouw à Bruges. Il est disponible 24 h/24 pour les services du gouverneur et les disciplines. Il abrite une grande salle de crise et des back-offices pour les disciplines 1, 2, 3 et 5.

Le Centre de crise dispose des équipements suivants :

Wi-Fi ; horloge de réunion ; tableau blanc ; écrans pour la concertation en ligne - projection du portail national de sécurité et de cartes ; table de réunion pouvant accueillir le gouverneur, les disciplines, les adjoints des disciplines, le bourgmestre ou le chef d'entreprise et les experts ; imprimante ; téléphone ; réfrigérateur ; rallonges.

Dans les back-offices :

horloge de réunion ; tableau blanc ; rallonges.

Le personnel des services du gouverneur doit pouvoir assurer l’accueil, la restauration, le soutien aux CPU, la mise à jour du tableau blanc, l’assistance téléphonique pour la presse et la ligne d’information, le back-office de la D5 et le soutien IT.

Le Centre de crise provincial dispose d'une alimentation électrique provenant deux sources : le réseau normal et un générateur diesel. Il passe automatiquement de l'un à l'autre après un temps de démarrage d'environ 15 secondes. Le citerne journalière du générateur diesel lui permet de fonctionner pendant au moins une journée de travail (huit heures), en fonction de la charge

Le Centre de crise provincial du Brabant wallon - services fédéraux du gouverneur

Le Centre de crise provincial du Brabant wallon – services fédéraux du gouverneur

Construit en 1998 et 1999, et inauguré le 16 septembre 2000, l’Hôtel du gouverneur du Brabant wallon comprenait, dès sa conception, d’un espace sous les toits, destiné à abriter une « salle de crise » (photo 1).

Cette salle, d’une dimension de 11 mètres sur 6, disposait également d’un réduit de rangement, d’un WC avec lavabo et d’une kitchenette de 2m/4m.

Elle était destinée à accueillir le gouverneur et son équipe, dans le cadre de la législation d’alors, désignant le gouverneur comme coordinateur des services d’urgence en cas de catastrophe, une dizaine de personnes tout au plus. Quatre dômes en plexiglas inamovibles apportaient un peu de lumière naturelle dans ce local, sans que ces fenêtres ne puissent être ouvertes.

Suite à l’AR sur la planification d’urgence de 2006 (et les circulaires NPU y afférentes), a été instauré le plan général d’urgence et d’intervention (remplaçant l’ancien « Plan catastrophe ») et l’obligation de déclencher une phase (communale, provinciale ou fédérale) de ce plan en cas de nécessité. Cette réglementation prévoyait notamment pour l’autorité administrative de réunir autour d’elle, outre son équipe interne (chef de Cabinet, fonctionnaire de planification d’urgence, officier de liaison police, communicateur de crise, secrétaires, etc.) un représentant de chaque discipline (soit six personnes, la D4 étant bicéphale), pouvant elles-mêmes être accompagnées d’autres personnes remplissant les fonctions de secrétaire et/ou d’opérateur radio.

Enfin, l’AR prévoyait aussi la possibilité pour l’autorité d’inviter des experts de son choix, et éventuellement un représentant du Parquet. Le local, qui disposait au départ de quelques téléphones fixes, s’est vu ensuite équiper d’un écran de vidéoconférence, reliant les gouverneurs à la DGCC, d’un terminal téléphonique REGETEL et d’une station de base radio ASTRID, permettant au Comité de coordination de notamment recevoir les rapports de situation du Pc-Ops sur le terrain.

Au fil des ans, ce local initialement prévu pour une dizaine de personnes a régulièrement été occupé par 20, voire 25 personnes, en cas d’exercice ou de situation d’urgence réelle, avec tous les inconvénients résultant d’une telle affluence dans un espace aussi restreint.

En 2011 et 2012, la Régie des bâtiments, qui avait prévu de doter le Brabant wallon d’une centrale d’urgence 112 (dont la Province est toujours dénuée à ce jour, les appels d’urgence du BW étant décrochés essentiellement par la CU 112 de Mons), avait prévu dans les plans du nouveau 112 un étage complet pour installer un nouveau Centre de crise pour le gouverneur, avec une salle principale, plusieurs écrans géants et sept bureaux périphériques vitrés, permettant aux assistants des disciplines de travailler à l’abri du bruit ambiant, tout en gardant un contact visuel avec le Comité de coordination. Ce projet de CU 112 en BW ayant été ajourné, le nouveau Centre de crise du gouverneur a subi la même destinée. Plusieurs projets ont, depuis, été présenté aux autorités compétentes et sont en attente de décision. L’AR du 22 mai 2019, modifiant l’AR de 2006, a également élargi les missions de la D4, notamment au milieu associatif, dont des représentants peuvent désormais être invités à siéger par le gouverneur au sein de son Comité. A ce jour, c’est donc toujours l’ancienne « salle de crise » qui sert en cas de situation d’urgence, avec de plus en plus de monde qui s’y rassemble.

La première réunion du Comité de coordination dans le cadre du démarrage de la pandémie de Covid-19 en février 2020 (photo 2) a mis en lumière toutes les limites liées aux dimensions de cette salle de crise.

Immédiatement, des travaux ont été effectués et les quatre dômes remplacés par des fenêtres pouvant être ouvertes pour aérer (photo 3).

Depuis 2015, le nombre de situations d’urgence a augmenté de manière significative en Belgique. Le Brabant wallon n’a pas échappé à cette tendance. Attentats terroristes de mars 2016, pandémie de Covid-19 de 2020 à 2022, inondations de juillet 2021, … Les exercices provinciaux de grande ampleur s’y sont également succédé (Seveso Nitrex, Terro, GSK, Babex, Artex, etc.).

Depuis, la salle de crise du Brabant wallon est de plus en plus souvent sollicitée (photo 4). Deux écrans tactiles supplémentaires de grande taille ont été installés, afin d’organiser, notamment, des téléconférences avec les lieux de décision (photo 5).

Le pupitre destiné aux opérateurs radio a également été doublé (réseau ASTRID et réseau radioamateur) et les moyens de la D5 modernisés (monitoring et utilisation des réseaux sociaux, etc.).

En janvier 2023, le gouverneur du Brabant wallon a lancé le programme #BWresponse, destiné à renforcer la sécurité civile en Brabant wallon suivant deux axes :

  • Se préparer à l’incertain
  • Le citoyen, coacteur de la sécurité civile.

Au vu des nouveaux défis qui se profilent, les Centres de crise des autorités communales, provinciales et nationales seront incontestablement amenés dans les années à venir à démontrer leur utilité grandissante. 

Blue Snaps 2022/06 | Fiers de nos bâtiments !

En juillet 2022, le CPL a lancé un appel aux organisations policières pour qu'elles partagent les photographies de leurs bâtiments. Nous avons été heureux de constater que cet appel a été massivement suivi et que de nombreuses personnes travaillant au sein de la Police intégrée sont fières de leur bâtiment. Ce sont en effet des centaines de photographies que nous avons reçues !

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